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Comment bien préparer sa rando ?

 

 

Quelques règles élémentaires doivent être respectées avant de se lancer à la conquête des massifs. Cette page est consacrée aux principales recommendations que l'on peut faire avant de commencer la planification d'une randonnée en montagne. On ne le répètera jamais assez: la montagne dicte toujours sa loi...

 

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Choix de l'itinéraire

 

 

Le choix de l'itinéraire est la base de la réussite d'une randonnée. Cette approche d'une montagne ne commence pas au moment où l'on part, mais au contraire bien avant, au moment où l'on conçoit le projet. Lorsqu'une action engage toute notre personne, notre vie, celle des compagnons et celle d'éventuels sauveteurs, la préparation ne tolère aucune fantaisie.

 

Si la course se déroule dans une région déjà connue, la préparation en sera facilitée en raison de la connaissance du terrain. Dans ce cas, les facteurs suivants seront à prendre en considération: un groupe marche plus lentement qu'une ou deux personnes ; si des hébergements sont nécessaires, faire les réservations au préalable ; en cas de mauvais temps, préparer un itinéraire de repli (le fameux plan "B").

 

Si, par contre, la course se déroule dans une région inconnue, une préparation plus poussée s'impose. Le choix de la course sera fonction :

 

a) des participants :

  • de leur forme physique,
  • de leur connaissance du niveau technique de chacun. Si vous ne connaissez pas vos futurs compagnons, testez-les sur une journée ou deux surtout si votre course est programmée sur une semaine ou plus.

 

b) des conditions de la montagne et du temps : consulter les stations météorologiques, savoir la quantité et la qualité de la neige si le parcours passe en haute montagne, savoir si le terrain et les rochers sont secs ou glissants...

 

c) du temps dont dispose le groupe.

 

Une remarque importante : en cas de difficultés, le "centre de gravité" d'un groupe est proche du plus faible d'entre eux.

 

 

La préparation proprement dite

 

 

L'itinéraire

Une fois la région choisie, il faut connaître :

  • la situation du massif : étudier les cartes de préférence au 1/25000 de toute la région concernée,
  • vérifier si un topo-guide ne contient pas déjà les éléments de description de votre itinéraire ou bien interroger une personne qui aurait déjà fait ce parcours (se renseigner auprès des associations implantées dans la région convoitée : clubs alpins, offices du tourisme, gérants de refuge, ...),
  • les moyens de pénétration du massif en utilisant les cartes au 1/50000,
  • les accès aux éventuels refuges,
  • l'itinéraire de la randonnée proprement dite,
  • l'itinéraire de retour avec autant de précisions possibles,
  • le plan horaire de la course.

 

Le ravitaillement

La nourriture emportée sera fonction de la longueur de la course, de la possibilité de ravitaillement, des repas pris ou non aux refuges ou gîtes. Pour une randonnée de plusieurs jours, on peut confectionner des rations comprenant un sachet pour le repas du soir, celui du matin et celui pour les vivres de course. Les denrées non utilisées de jour en jour constituent une réserve à garder en cas d'imprévu. Nous revenons sur cette notion dans une section spécialement consacrée à l'élaboration du sac à dos.

 

L'équipement

Beaucoup d'accidents en montagne sont dus à un manque d'équipement mal adapté à l'activité (voir check-list plus loin).

 

Les vêtements

Ils doivent être d'abord imperméables, mais à séchage rapide ; puis ils doivent être chauds, à la fois pour empêcher les pertes de chaleur et protéger du froid, légers, solides, et aisés à mettre et enlever en toutes circonstances.

  • Vêtements de corps : sous-vêtements en coton ou en laine. Chemise de coton ou de laine. La choisir longue de façon à prendre les pans dans le pantalon et munie de poches (plus facilement accessibles que celles du pantalon souvent humidifiées par la transpiration).
  • Chaussettes : mi-bas de grosse laine, éviter les côtes, les coutures, préférer les bouclettes.
  • Chandail en laine assez long pour couvrir les reins.
  • Pantalon : soit du type knickers ou pantalon long. Eviter le gros drap ou velours qui, une fois mouillé, sèche difficilement. Par temps froid, mettre un collant sous le pantalon.
  • Vêtements de protection : gants de soie sont utiles pour les bivouacs ou en hiver. Pour les courses de neige : gants de laine, pour le rocher : des gants en cuir fin. Moufles : en laine, cuir ou toile imperméable.
  • Lunettes : à verres filtrants anti-UV et incassables. Lunettes de glacier contre la neige et le vent. Ne pas oublier l'étui solide et léger.
  • Bonnet ou passe montagne pour le froid ou une casquette par beau temps.
  • L'anorak doit permettre l'aisance des mouvements.
  • Les guêtres : jambières imperméables dans la neige profonde, sinon des stop-touts suffisent, mais tous les deux fermant avec des glissières.
  • Une cagoule : grande pèlerine avec capuchon en toile imperméable, ou poncho, une veste duvet ou veste polaire en cas de froid ou de protection pour un blessé.

La règle des 3 couches

  • 1ère couche : au contact de la peau sous-vêtements isolants.
  • 2ème couche : isolation et chaleur : maintenir une couche d'air autour du corps, isolante et légère (Thinsulate, ...),
  • 3ème couche : coupe-vent imperméable : veste et pantalon imperméables à l'eau mais pas à la vapeur d'eau (Goretex). A proscrire le coton, car il garde l'humidité...

 

Les chaussures

Elles constituent un équipement d'importance capitale. Elles peuvent être à semelles semi-rigides mais elles doivent être confortables, bien ajustées, avec des semelles non débordantes et une tige haute en cuir. Pour les courses à haute altitude, on peut privilégier les chaussures en plastique avec chausson intérieur. Avoir des lacets assez longs.

Très important : toujours essayer des chaussures neuves lors de petites courses. Il est bon de se renseigner soigneusement sur l'utilisation qui sera faite de telle ou telle chaussure. Elles doivent être bien adaptées à son pied.

 Chaussure de randonnée

 

Trousse de secours

Chaque groupe doit être muni d'une trousse de premiers secours et chaque participant avoir sa trousse individualisée. La trousse collective est portée en tête à la montée, en queue à la descente. Nous reviendrons plus en détail sur la composition de la trousse dans une page spécialement dédiée.

 

Le matériel

  • De base : sac et fond de sac - et pour la haute randonnée : cordes, cordelettes, sangles, mousquetons, baudrier.
  • Pour le rocher : coinceurs, casque, descendeur, éventuellement dégaines.
  • Pour le bivouac : sac de couchage, matelas mousse, tente en couverture de bivouac, réchaud, gamelle et couverts, lampe frontale et gourde.

 

De ce matériel dépend la vie du randonneur. N'utiliser que le matériel dont on peut se servir.

  • Le sac : le sac à dos à armature souple est le plus approprié. Le sac à claie doit être réservé pour le raid de plusieurs jours avec camping et pour les gros portages. Il doit être de forme étroite ne débordant pas du dos, avec une poche dans le rabat, de préférence sans poches latérales ni lanières qui pendent. La lanière ventrale doit être large. Eviter une surabondance de gadgets qui augmentent le poids et l'encombrement.
  • La corde - la cordelette : se renseigner sur la taille des cordes à emporter.
  • Les mousquetons : 3 dont 1 à vis.
  • Le casque : indispensable dans le rocher, même facile.
  • Le baudrier : absolument nécessaire si une traversée de glacier est prévue ; il doit être avec cuissard.
  • Le piolet : c'est l'outil le plus important. Peut servir de canne sur sentiers un peu raides ou les pentes de neige peu inclinées, de bâton pour sonder la neige, de moyen d'assurage, de hache à glace. Le choisir selon sa taille et la nature de la course.
  • Les bâtons de randonnée télescopiques (pour l'adapter à sa morphologie): aide utile à la descente (fonction d'amortissement des articulations). Attention, quand on utilise un seul bâton, on déséquilibre le corps (colonne vertébrale, différence d'appui sur les hanches).
  • Le sac de couchage : à choisir en fonction de la température et de l'altitude du bivouac. Un sursac peut être utile si l'on ne couche pas sous la tente ou plus simplement une "couverture de bivouac".
  • Le matelas : soit un karrimat, soit un matelas auto-gonflable (cher mais pratique, très peu d'encombrement).
  • La tente : elle doit être légère, facile à monter, munie d'un fond imperméable. Suivant les endroits, vérifier les capacités isothermiques.
  • Les réchauds, gamelle et couverts : choisir ses modèles dans les magasins spécialisés, mais ne pas oublier un couvercle pour la gamelle.

 

Conseils

Tout matériel ou vêtement doit être utilisé avant toute course sérieuse afin d'en tester ses propriétés et s'il vous conviendra dans toutes circonstances (par tous les temps, si vous transpirez beaucoup, si vous craignez le froid, le chaud...).

Se rappeler et rappeler constamment que le premier ennemi du randonneur est le poids, mais que la négligence ou la mauvaise qualité du matériel engendre des situations graves.

Le sac à dos doit être doublé à l'intérieur d'un grand sac poubelle où vous mettrez tout votre matériel et vêtements.

Apprendre à faire son sac : le centre de gravité de la charge doit être au-dessus des épaules et sensiblement près de l'axe vertical du corps. Eviter tout espace vide. Mettre le matériel de première nécessité vers le haut : corde, vêtement de pluie. Dans le rabat, bonnet, gants, lunettes, crème solaire et labiale, vivres de course et appareil photo. Utilité des sacs qui s'ouvrent par le bas.

 

Renseignements sur la course

En dehors des cartes, topo-guides et renseignements glanés auprès d'associations ou autres, vous pourrez vous renseigner auprès des gardiens de refuges ou de randonneurs rentrant d'une course; ne pas perdre le contact avec le milieu extérieur et observer l'évolution du temps, de la température, du vent. Vérifier également la cotation des difficultés dans les topos pour éviter à des randonneurs non qualifiés de s'y engager. Faire attention aux renseignements donnés à des inconnus rencontrés en cours de randonnée.

 

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Avertissement

 

Des règles élémentaires de sécurité doivent être impérativement respectées. Entre autres : consulter la météo locale, adapter la randonnée aux capacités des participants, se munir d'une carte IGN détaillée ... Ne jamais oublier que la montagne dicte sa loi, que le risque zéro n'existe pas et que toute randonnée nécessite une bonne préparation. Si le visiteur de ce site décide de s'inspirer des informations mises à sa disposition pour organiser ses randonnées, il admet le faire sous sa seule responsabilité.

 

 

 

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