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Le Japon prépare son Ariane

 

Le 22 juillet 2001, l'agence spatiale japonaise NASDA effectue le premier vol de son nouveau lanceur H-2A...

 

 

 

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    Le 22 juillet 2001, l'agence spatiale japonaise NASDA effectue le premier vol de son nouveau lanceur H-2A. Cette mission, reportée depuis deux ans, constitue le point d'orgue de plus d'un quart de siècle de développements et doit assurer au Japon un accès fiable et bon marché à l'espace, à l'instar de ce qu'Ariane a accompli pour l'Europe depuis plus de 20 ans.

 

 

>> Le Japon prépare son Ariane

 

 

Vaincu lors du dernier conflit mondial et interdit de développement de missiles par les traités, le Japon s'est lancé dans la course à l'espace avec plusieurs longueurs de retard. Pour réussir à se faire une place au soleil, il a donc dû employer une méthode qui avait déjà fait ses preuves dans l'automobile et les composants électroniques: prendre le train en marche. Au début des années 70, la NASDA obtenait des Etats-Unis le droit de fabriquer sous licence un lanceur Delta d'un modèle dépassé, rebaptisé N-1. Dés 1982 il cédait la place à un N-2 modernisé, intégrant des éléments japonais et équivalent des versions américaines de l'époque. En 1988 apparut le H-1, avec un étage supérieur cryotechnique nippon alors que les Américains ne tenteront une évolution similaire de leur propre Delta que 10 ans plus tard. En 1994 enfin, le H-2 était le premier lanceur japonais ne comportant plus aucun élément américain.

Vue artistique du lanceur H-2A.

Premier lanceur de conception véritablement moderne, le H-2 ressemblait à une petite Ariane 5, avec un étage central cryotechnique et deux accélérateurs à poudre. Ces performances en faisaient un équivalent d'Ariane 4, avec toutefois un handicap de taille: son coût, plus de deux fois supérieur à celui de son homologue européenne, qui rendait impossible sa commercialisation.

1.

2.

1. Le moteur à poudre.

2. Le nouvel accélérateur à poudre lors d'essais au banc.

 

Dés 1995, la NASDA lançait donc un programme de modernisation du H-2 en vue de diviser son coût par deux à performance égale. Un important travail de reconception a été entrepris, notamment au niveau des moteurs dont le fonctionnement et l'architecture ont été grandement simplifié, une gageure lorsque l'on sait que dans leur souci de brûler des étapes, la NASDA et ses partenaires industriels ont choisi un concept de moteur à flux intégré, plus performant mais aussi intrinsèquement plus complexe que les moteurs à flux dérivé utilisés en Eumpe. L'étage supérieur cryotechnique a été entièrement redessiné, avec deux réservoirs séparés. Bien que plus lourd qu'un étage à réservoirs contigus, celui-ci représente un gain significatif en simplicité de conception et de réalisation, notamment pour la gestion des contraintes thermodynamiques entre de l'oxygène et de l'hydmgéne liquides stockés à des températures différentes, et donc une réduction substantielle de son coût. Enfin, les accélérateurs à poudre composés de cinq segments de propergol empilés ont été remplacés par des accélérateurs monoblocs, plus compacts, plus simples et plus fiables.

Le H-2A pourra être décliné e plusieurs versions capables de placer 4 à 8 tonnes en orbite de transfert géostationnaire.

 

L'industrialisation du lanceur a également été améliorée. Alors que les H-1 étaient pour ainsi dire fabriqués à l'unité, le H-2A devrait être produit en série en prévision d'une cadence de quelques quatre vols par an, ce qui représente un important pari sur l'avenir. En effet, le centre spatial de Tanegashima, au sud du Japon, n'est autorisé à lancer que durant trois périodes de 45 jours par an, âprement négociées avec les syndicats de pêcheurs, très puissants dans l'archipel. Un second pas de tir est en cours de réalisation en vue de pouvoir réaliser deux vols de H-1 au cours d'une de ces fenêtres. Pour Rocket system Corp., l'équivalent japonais d'Arianespace, un aménagement des accords avec les pêcheurs est nécessaire si l'on veut que le H-2A puisse prendre pied sur le marché commercial.

Comme Ariane 5, le H-2A est amené en zone de lancement sur une table mobile. Ici, lors d'une campagne d'essais moteur.

  

 

Comme Ariane 4, le H-2A sera un lanceur modulaire. Alors que sa version de base pourra placer 4 tonnes en orbite de transfert géostationnaire, une ou deux paires de petits accélérateurs à poudre pourront monter cette capacité à prés de 5 tonnes. Pour atteindre 6 tonnes, un gros accélérateur d'appoint cryotechnique, dérivé du premier étage lui-même, lui sera accolé. C'est cette version qui lancera les cargos automatiques japonais HTV vers la Station Spatiale Internationale.

Le lancement du 22 juillet devra également faire oublier les deux derniers vols du H-1, en février 1998 et novembre 1999. Ceux-ci s'étaient en effet soldé par des échecs cinglants, entraînant la perte de satellites d'une valeur totale de plus de 300 millions de dollars ainsi qu'un retard d'un an dans le développement du H-2A, déjà affecté par de nombreux problèmes lors d'essais de ses moteurs. Ces échecs avaient également fait perdre à Rocket System ses contrats de lancements avec des constructeurs de satellites américains. Toute une confiance reste donc à reconstruire.

Début 2001, le ministère japonais des transports a commandé un lancement commercial de H-2A pour un satellite dédié au contrôle aérien et à la météorologie. C'est un premier pas...

Le développement difficile du moteur Mitsubishi LE-7A, version simplifiée de l'ancien LE-7 du H-2 a retardé les débuts du H-2A de près d'un an.

 

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